Soirée poésie + traduction (Rencontres multilingues 2024)

illustration : Riesbri

Soirée poésie + traduction (pour la Journée mondiale de la poésie)
jeudi 21 mars à 20 h à La Sala Rossa (ouverture des portes à 19 h 30) 
Réservez vos billets (des billets seront aussi disponibles à la porte)

Avec Hanen Allouch, Maya Cousineau Mollen, Tawhida Tanya Evanson, Ang Fang, Jonas Fortier, Sebastián Ibarra Gutiérrez, Mariko Kitakubo, Stéphane Martelly, Emilie Ndejuru, Nina Segalowitz, Ouanessa Younsi et Xénia

Poèmes et traductions en français et en anglais, mais aussi en allemand, arabe, chiac, créole haïtien, espagnol, innu-aimun, inuktitut, japonais, kinyarwanda, mandarin et portugais.

Animation : Fiorella Boucher et Rachel McCrum
Musique et accompagnement musical : Nour Symon

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Poètes, traducteurs et traductrices

Hanen Allouch est une intellectuelle canado-tunisienne. Elle est docteure en littérature comparée de l’Université de Montréal. Créatrice d’une œuvre littéraire et picturale riche et variée qui traduit la passion des mots et des couleurs, elle a remporté certains prix, dont le prix Bobi Bazlen en études culturelles italiennes comparées et le prix de poésie Louis Brauquier.


Innue originaire d’Ekuanitshit (Mingan), Maya Cousineau Mollen est adoptée de façon traditionnelle par une famille québécoise choisie par sa mère biologique. En 2019, elle publie un premier recueil, Bréviaire du Matricule 082, chez Hannenorak, pour lequel elle remporte le prix Voix autochtones dans la catégorie poésie. En 2022, toujours chez Hannenorak, paraît Enfants du lichen. Ce 2e recueil se mérite également le prix Voix autochtones, ainsi que le Prix du Gouverneur général en poésie. [photo: Marie Cornellier]


Tawhida Tanya Evanson est poète, autrice, performeuse, productrice et ashiq. Après deux recueils de poésie, son premier roman, Book of Wings (2021), a remporté le prix Nouvel Apport du CAM / Metropolis Bleu. Son autotraduction, Livre des ailes, paraît chez Marchand de feuilles en 2023. Artiste de la parole depuis 25 ans, elle se produit sur la scène internationale et a créé plusieurs albums studio et des courts-métrages. Née et basée à Tiohtià:ke / Montréal, elle est présidente de la Fédération des écrivaines et écrivains du Québec (QWF), produit des événement avec Mother Tongue Media, en plus d’être derviche tourneur. Site web. [photo : Justine Latour]


Né en Chine, Ang Fang a étudié la littérature avant de faire carrière en journalisme dans des journaux, à la radio et à la télévision. Après avoir vécu en France et aux États-Unis, il s’établit au Canada. Il est notamment l’auteur du recueil de nouvelles Lavande de Chabanel et des récits de voyage Route 66À la parisienneMade in New York et Prague Time. En poésie, il a fait paraître les recueils bilingues (chinois-français)  Sel 鹽 (2020) et Lampe-Tempête 馬燈 (2023) aux Éditions de la rue Dorion.


Jonas Fortier écrit et traduit des poèmes. Il a évolué dans le milieu de la microédition montréalaise au sein de la Coopérative d’édition En jachère. Il y a publié, ainsi que chez La Passe et A.U.R.A., quelques recueils sous le nom de Joni Jacusto, dont Verre d’astre en 2016 et La mer n’est pas l’eau en 2018. En 2019, il a publié Chansons transparentes, son premier recueil à L’Oie de Cravan, suivi en 2022 par Courbure de la terre, qui a été récompensé par le Prix international de poésie Yvan-Goll à Paris. Jonas est aussi co-éditeur, avec Shawn Cotton, de la revue Tantôt, publiée par L’Oie de Cravan. [photo: Amayel Fall]


Originaire de la ville portuaire de Coquimbo, au Chili, Sebastián Ibarra Gutiérrez s’installe à Québec en 2014. Il détient un doctorat en génie des mines et se passionne pour la poésie tout en s’impliquant activement dans la vie culturelle de Québec. Il contribue en tant que critique de poésie au blogue La Recrue et organise le cycle de cinéma latino-américain Les images viennent du Sud. Il est également directeur de la programmation du Cercle Gabriel-García-Márquez et auteur de cinq livres, dont À terre ouverte (2023; finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général). [photo: Violeta Márquez-Cruz]


Mariko Kitakubo est née à Tokyo, au Japon. Poète de tanka et performeuse, Mariko Kitakubo a publié six recueils dont trois bilingues (japonais/anglais): On This Same Star, Cicada Forest et INDIGO. Elle a également produit un CD intitulé Messages qui comprend ses tankas. Bien connue au Japon, Mariko Kitakubo a présenté son travail dans de nombreux pays: Allemagne, Australie, Canada, États-Unis, France, Inde, Portugal, Royaume-Uni, Suisse et Tanzanie. Elle souhaite faire connaître le tanka à travers le monde. Site web.


Écrivaine, peintre et professeure à l’Université de Sherbrooke, Stéphane Martelly est née à Port-au-Prince. Par une approche profondément transdisciplinaire qui fait se confronter théorie, réflexion critique et création, elle poursuit une démarche réflexive sur la littérature haïtienne contemporaine, sur la création, sur les marginalités littéraires ainsi que sur les limites de l’interprétation. Elle a publié des essais, de la littérature jeunesse et des livres d’art. En poésie, elle a notamment fait paraître Inventaires (2016) chez Triptyque, où elle a aussi traduit Équateur magnétique (2023) de Kaie Kellough.


Emilie Ndejuru (du clan des Abega et du totem du Crapaud) est née à Sainte-Anne-de-la-Pérade, à l’époque où l’on pouvait dire « le mot en N. ». Elle a été élevée dans les traditions rwandaises transmises par ses parents tout en cultivant tant bien que mal une identité québécoise. Sa vie professionnelle la mène vers le cinéma, où à défaut de raconter ses propres déboires, elle met toute son ambition et son énergie au service des histoires des autres. Voyageuse, francophile, militante à petite échelle, elle réconcilie aujourd’hui sa double identité et revendique, grâce à l’écriture, sa place dans le monde. [photo: Robert Skinner]


Nina Segalowitz (Inuit/Chipewyan et membre du Igloo Lounge Group) pratique le chant de gorge dans la pure tradition inuite. Également artiste de spoken word, elle s’est produite dans de nombreux pays (France, Angleterre, Colombie, Belgique, Italie) et avec des groupes et chanteurs variés, comme Ariane Moffat et l’Orchestre Symphonique de Montréal. Elle est impliquée dans l’ensemble de musique du monde Oktoecho, dont le spectacle et album Transcestral, qui a remporté de nombreux prix. [photo: Eva Blue]


Ouanessa Younsi est poète, autrice et médecin psychiatre. Elle a publié plusieurs livres aux éditions Mémoire d’encrier, dont Quand je vis (2023), Nous ne sommes pas des fées, co-écrit avec Louise Dupré (2022), et Métissée (2018). Elle a codirigé le livre collectif Femmes rapaillées et a aussi publié un livre qui retrace son parcours comme soignante: Soigner, aimer. Entre deux patient.e.s, elle cherche à concilier le soin et le poème. [photo: François Mellet]


Xénia est une poète transdisciplinaire originaire de Shediac (Es-ed-ei-ik) qui habite à Montréal. En 2017, iel secoue la scène culturelle acadienne avec son travail humoristique questionnant le manque de représentation des personnes 2SLGBTQ+ à travers la diaspora acadienne. C’est ensuite via le web et les différentes scènes de spectacle du Nouveau-Brunswick qu’elle évolue dans ses performances drag et sa poésie. Dans un éclectisme sensible, tordu et cru, Xénia explore les relations entre son corps, ses désirs et le concept de home, en portant comme flambeau son dialecte acadien, le chiac. En 2023, Xénia signe son premier recueil de poésie, Des fleurs comme moi, paru chez Prise de Parole. [photo: Annie-France Noël]


Animation et musique

D’origine guaraní-franco-paraguayenne, Fiorella Boucher est née en Argentine et réside désormais au Québec. Ses textes et poèmes ont été publiés en revues, en livre-disque, en contre-point et dans son recueil L’abattoir c’est chez nous (Mémoire d’encrier, 2021). Elle a présenté son travail au Centre de la francophonie des Amériques, à Kwahiatonhk! Salon du livre des Premières Nations, au Festival international de la littérature, au Festival Poesia en Normandie et à Radio-Canada, entre autres.


Rachel McCrum est originaire d’Irlande du Nord. Elle a vécu en Écosse de 2010 à 2016, où elle a été la première poète en résidence à la radio BBC Scotland et la co-animatrice des cabarets Rally & Broad. Elle habite à Montréal depuis 2017, où elle travaille comme poète, éditrice et animatrice. Son premier recueil, The First Blast to Awaken Women Degenerate (Stewed Rhubarb Press, 2018), est paru dans une édition bilingue chez Mémoire d’encrier en 2020: Le premier coup de clairon pour réveiller les femmes immorales. [photo: Camille Gladu-Drouin]


La pratique artistique de Nour Symon se fonde sur l’interaction de trois axes majeurs dans ses créations, à savoir la musique de concert, les arts visuels et la poésie. Son recueil poético-sonore L’amour des oiseaux moches (Omri, 2020) a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur Général et au Prix Émile-Nelligan. Directeur·rice artistique et musicale de nombreux projets, ielle est aussi un·e pianiste de musique actuelle (free improv) accompli·e s’étant produit de par le monde, entouré·e d’humain·es magnifiques. [photo: Alexandre Turgeon Dalpé]


La Soirée poésie + traduction est organisée par La poésie partout dans le cadre de la 4e édition des Rencontres multilingues en poésie. Cet événement se déroule du 21 au 24 mars 2024, grâce au soutien de Patrimoine canadien, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts de Montréal, de l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada et de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois.

illustration : Riesbri