Paroles en danger 2026

En collaboration avec le Comité Femmes du PEN Québec, La poésie partout présente la troisième édition de Paroles en danger. Cet événement réunit trois duos de poètes (de Québec et de Montréal), qui rendent vivante la voix de trois écrivaines exilées ou en danger dans leur pays.

– Amanda Echanis (Philippines) avec Jessica Côté et Anne-Marie Desmeules
– Olivia Elias (Palestine) avec Valérie Forgues et Madioula Kébé-Kamara
– Dareen Tatour (Palestine) avec Hélène Lépine et Nada Sattouf

Commissaires et animatrices : Flavia Garcia et Diane Régimbald

Deux représentations gratuites auront lieu :
– Montréal : jeudi le 19 mars 2026 à 18 h à La Livrerie [rejoindre l’événement]
– Québec : samedi le 28 mars 2026 à 18 h à la Maison de la littérature [rejoindre l’événement]

Affiche : Louise Marois du Studio T-bone

Jessica Côté a publié des nouvelles, des récits et des poèmes dans plusieurs revues littéraires. Son premier recueil de poésie Saisons ennemies (Noroît, 2023) a été finaliste aux Prix littéraires du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean dans les catégories Poésie /Théâtre et Découverte. Elle a participé à de nombreux événements poétiques au Québec et à l’étranger, en plus d’en organiser, notamment au Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Salon du livre de l’Outaouais. Elle est vice-présidente de La poésie partout. [photo : Valérian Mazataud]

Anne-Marie Desmeules est poète, chercheuse et praticienne en arts littéraires. Elle a publié quatre recueils de poésie : Envies (2022) et Nature morte au couteau (2020) au Quartanier, de même que Le tendon et l’os (2019, Prix du Gouverneur général et Prix des Libraires) et Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras (2017) à l’Hexagone. Depuis 2019, elle forme avec Catherine Lefrançois le duo musico-poétique Torrent, qui a créé le spectacle folk La poésie, l’amour, la boisson (2020) et le spectacle interdisciplinaire Les chants de la sorcière (2023). [photo : Justine Latour]

Née aux Philippines en 1988, Amanda Echanis est poète, écrivaine et militante. Elle est détenue depuis décembre 2020, date à laquelle elle a été arrêtée avec son bébé d’un mois sur la base d’accusations fréquemment utilisées contre les personnes « marquées en rouge ». Echanis a toujours rejeté les accusations portées contre elle, affirmant que les preuves étaient fabriquées, mais son procès a été retardé à plusieurs reprises, la privant ainsi de la possibilité d’établir son innocence devant un tribunal. Elle a été libérée en janvier 2026. Son livre Binhi ng Paglaya [Seeds of Liberation], est publié par Gantala Press et the Free Amanda Echanis Movement en 2023.


Valerie Forgues est l’autrice des livres de poèmes Ce qui se pose, Une robe pour la chasse, Jeanne forever (avec Stéphanie Filion) et Radiale, et du roman Janvier tous les jours. Directrice littéraire chez Le lézard amoureux, elle collabore aux revues Nuit blanche et Le Sabord, et travaille en bibliothèque. Elle s’intéresse au récit de soi, au deuil, à l’intime, à la mémoire. Sa pratique d’écriture lui a permis de prendre part à plusieurs festivals et résidences au Québec comme à l’étranger. À l’automne 2023, elle dirige le collectif Chambres fortes, chez Hamac, et fait paraître le récit Un choix d’amour, chez Triptyque. [photo : Marilyn Forgues]

Madioula Kébé-Kamara est une éditrice et autrice sénégalaise et française, diplômée en études littéraires et en études féministes. Elle a publié dans les collectifs Capillaires, Mortel·les, Pissed pestes puissantes et Chambres fortes. À travers ses textes, elle mélange l’oralité mandingue à la langue française, incarnant ainsi le métissage identitaire qui la définit. En 2020, elle fonde la maison d’édition Diverses Syllabes, un espace littéraire engagé pour l’inclusion des voix minoritaires au Québec. Son premier recueil, Niarami, une armure replacée avec amour, a paru en 2025, aux éditions Le lézard amoureux. [photo : SoeZ]

Née à Haïfa en 1944, Olivia Elias a vécu sur trois continents. Après une enfance à Beyrouth où sa famille avait trouvé refuge, elle poursuit des études d’économie à Montréal. Elle y vit et y enseigne de nombreuses années avant de s’établir au début des années 1980 en France. Elle a toujours écrit mais n’a décidé de publier qu’en 2015, année de parution de L’Espoir pour seule protection. Ont suivi Ton nom de Palestine (2017 et 2025), puis Chaos, Traversée (La feuille de thé, 2019) et Ce mont qui regarde la mer (Cambourakis, 2025). Marqués par l’exil et l’errance, ses poèmes manifestent un profond sentiment de solidarité avec les bannis et exclus de la vie belle.


Hélène Lépine a publié des nouvelles, un premier recueil de poésie, Les déserts de Mour Avy, et trois romans, dont Un léger désir de rouge, finaliste du prix France-Québec 2013En 2015, la poète Germaine Beaulieu et elle mettent sur pied le Comité Femmes du Centre québécois du P.E.N. international. Ballades d’amour du North End, sa traduction du recueil de la poète Métis Katherena Vermette est parue chez Mémoire d’encrier en 2017. En 2021, son recueil Le cœur en joue, portant sur le sort des femmes durant le conflit syrien, est publié aux éditions de la Pleine Lune. Il s’est vu attribuer le Prix René Leynaud 2022. [photo : Yolep]

Nada Sattouf est de retour au Québec où elle a séjourné entre 2002 et 2012. Au Liban, elle était professeure de langue et de littérature françaises à l’Université Libanaise. À son actif les recueils Postiche ouvert au vent (1997) et Attente prévue (2000) aux éditions al Jadid, ainsi que Mémoires et un sommeil (2007), Bayt (2009), Le Mur (2011), Le Portrait de ma mère (2014) et Requiem d’un après-midi (2024) aux éditions Poètes de brousse. En plus d’avoir participé à différents festivals littéraires, elle a également fait paraitre plusieurs textes en revues ou dans des collectifs au Québec et en France. [photo : Jacko Restikian]

Palestienne, Dareen Tatour est née en 1982 dans le village de Reineh à Nazareth, Israël. Elle est poète, photographe et activiste. Elle a été emprisonnée de 2015 à 2018 pour la publication de textes sur les réseaux sociaux, dont un poème, Resist, my people, resist them. L’écriture créative et l’activisme de Tatour ont été largement reconnus, notamment par le Prix du livre palestinien 2023, le Prix danois Carl Scharenberg et le prix OXFAM Novib/PEN 2019 pour la liberté d’expression. Ses livres My Threatening Poem: the Memoir of a Poet in Occupation Prisons (2021) et I Sing From the Window of Exile (2023) ont été publié chez Drunk Muse Press en Écosse.

Originaire de Buenos Aires, Flavia Garcia vit à Montréal depuis plus de trois décennies. Professeure, poète, traductrice littéraire, artiste de la scène, elle a publié Partir ou mourir un peu plus loin (Mémoire d’encrier, 2016), Anthologie de poésie argentine contemporaine (Triptyque, 2017), Fouiller les décombres (Mémoire d’encrier 2021, finaliste au Prix des libraires 2022), Hermanas (Triptyque, 2025) ainsi que des poèmes et traductions dans des collectifs ou des revues, dont Estuaire, Exit, Hablar de poesía, Mitra, Apulée, Le Sabord et L’Inconvénient. À son actif également l’album de musique La gente de mi ciudad. Elle a remporté le Prix de poésie Geneviève-Amyot 2025. [photo : Justine Latour]

Diane Régimbald vit à Montréal et à Ogden en Estrie. Elle a publié plusieurs livres de poésie notamment au Noroît, dont Elle voudrait l’ailleurs encore (2024), Grand Prix Québecor du Festival international de poésie 2024, Au plus clair de la lumière (2021), Sur le rêve noir (2016), L’insensée rayonne (2012), finaliste au Prix poésie du Gouverneur général du Canada. En France : à L’Atelier des Noyers, Nos attachements avec Denise Desautels et Louise Dupré (2025), Échographies (2023), sélection définitive Prix Mallarmé 2024 et Cœur d’orange (2020). Elle est membre du Comité femmes de PEN Québec, du Parlement des écrivaines francophones et de l’Académie des lettres du Québec. [photo : Mélanie Saumure]


Paroles en danger 2025 a réuni Geneviève Blais et Charlotte Francœur, Nadine Ltaif et Christine Palmiéri, de même que Rachel McCrum et Laura Doyle Péan, qui rendaient hommage à Galina Rymbu, Somaia Ramish et Maria Cristina Garrido. Leurs textes ont été publiés dans le numéro 120 de le revue Exit. Commissaires : Flavia Garcia et Diane Régimbald. Plus de détails.


Paroles en danger 2023 réunissait Nassira Belloula, Fiorella Boucher, Lula Carballo, Bianca Côté, Louise Dupré, France Mongeau et Laure Morali, qui présentaient les écrivaines Fatemeh Ekhtesari, Forough Farrokhzad, Angye Gaona et Müesser Yeniay. Commissaires : Flavia Garcia et Diane Régimbald. Pour plus de détails, consultez cette page.

[photos : Jonathan Lamy]