Cabaret de traduction

Un cabaret de poésie en traduction, qui donne la parole aux traductrices et aux traducteurs, et qui met en scène des collaborations entre les personnes qui écrivent et celles qui traduisent. Pour cette toute première édition, La poésie partout a fait appel à trois commissaires : Oana Avasilichioaei, Olivia Tapiero et Catherine Ego. Ces trois traductrices, qui sont également poètes et musiciennes, ont orchestré chacune un segment avec des invité.e.s de leur choix.

Tuesday, January 26, at 8 pm
Provocations: A Mise en Translation (curator: Oana Avasilichioaei)
With Elena Basile, Erín Moure, and K.B. Thors
(presented in collaboration with Atwater Poetry Projet)
[watch again on Crowdcast / or on YouTube]

Translation as a material, interpretive practice, plurilingual translators, feminist investigations, queer embodiments, rebellious poetics >> Directed and provoked by Oana Avasilichioaei, this choral mise en translation stages a live reading and conversation between three poet-scholar translators voicing recent translation experiments: Elena Basile’s English-French-Italian diffractions and theorizations; Erín Moure’s Frenglish-Guaraní transformation of Brazilian writer Wilson Bueno; and K.B. Thors’s English reimagining of Icelandic poet Kristín Svava Tómasdóttir. 

mercredi 27 janvier à 20h
Dislocutions (commissaire : Olivia Tapiero)
Avec Kama La Mackerel + Simon Brown et Frédéric Dumont (en duo) + Arianne Des Rochers et Joshua Whitehead (en duo)
[revoir sur Facebook / revoir sur YouTube]

Traduire c’est entrer dans le corps-texte et le cortex de l’autre, laisser l’autre entrer dans son cor(ps)tex(te). C’est une intimité inédite dont personne ne se sort inchangé. Un espace foisonnant, contaminé. Dans cette dislocation éthique de la locution, les voix traduisantes et les corps traduits se superposent, créent l’espace d’une correspondance entre les langues et les lieux.

jeudi 28 janvier à 20h 
maZques? (commissaire : Catherine Ego)
Avec Joséphine Bacon + David Clerson et Katia Grubisic (en duo) + Paul Gagné et Lori Saint-Martin (en duo)
[revoir sur Facebook / revoir sur YouTube)

Dans les médias et pour le grand public, traductrices et traducteurs jouent souvent les femmes et hommes invisibles. Sans faire obstacle à la parole de l’autre, auteur, autrice, ils s’approprient son univers pour nous en ouvrir les portes et nous offrent ainsi toute la littérature du monde sans jamais revendiquer le premier rôle. Pourtant, comme une odeur, comme un chant, leurs voix s’insinuent en nous par leurs images et leurs mots… La traduction serait-elle aussi l’art d’avancer masqué?

Les Rencontres multilingues en poésie sont réalisées grâce au soutien du Conseil des arts de Montréal. Elles comprennent également un échange poétique et vidéo avec la Colombie, ainsi qu’un atelier et un micro ouvert multilingues.

Le Cabaret de traduction, dont la première partie est présentée en collaboration avec Atwater Poetry Project, bénéficie aussi de l’appui de l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada (ATTLC).

Provocations: A Mise en Translation

Oana Avasilichioaei works between poetry, translation, sound, and image. Her most recent hybrid collection is Eight Track (Talonbooks, 2019, shortlisted A. M. Klein Prize for Poetry). She has translated ten books of poetry and prose from French and Romanian, including Bertrand Laverdure’s Readopolis (Book*hug, 2017, Governor General Literary Award), Catherine Lalonde’s The Faerie Devouring (Book*hug, 2018, QWF’s Cole Foundation Prize for Translation), and Miléna Babin’s The Strange Scent of Saffron (Guernica, 2021).

Elena Basile’s research is sustained by a collaborative ethos that interrogates the spillages and constraints of translation as it moves along the queer edges of many languaging dimensions. At present, she is composing a multilingual translative diffraction (English, French and German) of an Italian text by Angela Marchionni in cahoots with Chiara Montini and Letizia Rostagno, to be published in the Fall of 2021 (Cosecant Hyperbole, Quattro Books). 

Erín Moure’s latest poetry is The Elements (Anansi 2019). Three new translations appeared in 2020: Juan Gelman’s Sleepless Nights Under Capitalism (Eulalia Books); The Uplands, Book of the Courel and other poems (Veliz Books) by Uxío Novoneyra; and Chantal Neveu’s This Radiant Life (Book*hug). Toots fait la Shiva, avenue Minto (tr. Colette St-Hilaire from Sitting Shiva on Minto Avenue, by Toots, New Star 2017) will appear in spring 2021 from Le Noroît. 

K.B. Thors is a poet, translator, and educator. The author of Vulgar Mechanics (Coach House, 2019), she is the Icelandic-English translator of Kristín Svava Tómasdóttir’s Stormwarning (Phoneme, 2018), nominated for the 2019 PEN Literary Award for Poetry in Translation and winner of the American Scandinavian Foundation’s Leif and Inger Sjöberg Prize. She is also the Spanish-English translator of Soledad Marambio’s Chintungo: The Story of Someone Else (Ugly Duckling, 2017)and serves as Translation Editor for Newfound: An Inquiry of Place.

Dislocutions

Olivia Tapiero est écrivaine est traductrice. Elle a signé Les murs (VLB, 2009), Espaces (XYZ, 2012), Phototaxie (Mémoire d’encrier, 2017) et Rien du tout (Mémoire d’encrier, 2021), et codirigé avec Marie-Ève Blais le collectif Chairs (Trityque, 2019). Membre du comité de rédaction de Mœbius, elle contribue à plusieurs revues. Elle vit à Montréal. 

[photo : Hamza Abouelouafaa

Simon Brown est poète et traducteur autodidacte originaire du Nouveau-Brunswick vivant et travaillant à Lévis. Ses recueils et livres d’artiste sont parus chez Le laps, Vanloo, squint, Frog Hollow, et Paper Pusher. 

[photo : Mimi Lebuffe]

Frédéric Dumont est né en 1986. Il a publié trois livres de poèmes, dont Je suis célèbre dans le noir (2019, finaliste au prix Émile Nelligan) et Volière (2012) à l’Écrou. 

[photo : Mélopée B. Montminy]

Arianne Des Rochers est traductrice, éducatrice et chercheuse. Originaire de Tiohtià:ke/Montréal, elle s’est posée pendant quelques années à Tkaronto/Toronto avant d’atterrir au Nouveau-Brunswick, en territoire mi’kmaq et wolastoqiyik non cédé, où elle enseigne la traduction à l’Université de Moncton. Elle a (co)traduit les récits de Joshua Whitehead, Leanne Betasamosake Simpson et Vivek Shraya; les essais de Glen Sean Coulthard, Lindsay Nixon et Leslie Kern; et la poésie de Kaie Kellough et Fred Moten. [photo : Annie France Noël]

Joshua Whitehead is an Oji-nêhiyaw, Two-Spirit member of Peguis First Nation (Treaty 1). He is the author of full-metal indigiqueer (Talonbooks 2017), Jonny Appleseed (Arsenal Pulp 2018), and the editor of Love after the End: an Anthology of Two-Spirit and Indigiqueer Speculative Fiction (Arsenal 2020). Currently he is finishing his forthcoming book, Making Love with the Land to be published Fall 2021 with Knopf Canada. 
[credits: sweetmoonphotography/Tenille Campbell]

Kama La Mackerel is a Montreal-based Mauritian-Canadian multi-disciplinary artist, educator, writer, community-arts facilitator and literary translator who works within and across performance, photography, installations, textiles, digital art and literature. Kama’s work is grounded in the exploration of justice, love, healing, decoloniality, hybridity, cosmopolitanism and self- and collective-empowerment. Kama has exhibited and performed their work internationally and their writing in English, French and Kreol has appeared in publications both online and in print. ZOM-FAM, their debut poetry collection is published by Metonymy Press. [credits : Laurence Philomene

maZques?

Catherine Ego traduit des romans, de la poésie et des essais, écrit des nouvelles, des poèmes et du « théâtre pour l’oreille ». S’intéressant aux multiples enjeux qui parcourent et façonnent les sociétés, elle a étudié en science politique, en prévention et règlement des différends ainsi qu’en études autochtones. Sa traduction de La destruction des Indiens des Plaines (de James Daschuk) a remporté le Prix du Gouverneur général, et celle de NoirEs sous surveillance (de Robyn Maynard), le Prix des libraires.

Joséphine Bacon est originaire de Pessamit. Réalisatrice, parolière, traductrice et enseignante, elle est officière de l’Ordre de la ville de Montréal et membre de l’Ordre des Arts et des Lettres du Québec. Elle a reçu de nombreuses distinctions, dont le Prix des libraires et le Prix Samuel de Champlain. Elle a publié quatre recueils de poésie chez Mémoire d’encrier : Bâtons à message / TshissinuashitakanaNous sommes tous des sauvages (en collaboration avec José Acquelin), Un thé dans la toundra / Nipishapui nete mushuat ainsi que Uiesh / Quelque part.  
[photo : Jonathan Lamy]

David Clerson est l’auteur des romans Frères et En rampant ainsi que du recueil de nouvelles Dormir sans tête, tous parus chez Héliotrope. Frères a été lauréat du Grand Prix littéraire Archambault et des Rendez-vous du premier roman, de même que finaliste au Prix du Gouverneur général pour sa traduction anglaise par Katia Grubisic (QC Fiction). Dormir sans tête a été finaliste au Grand Prix du livre de Montréal. 
[photo : Sandra Lachance]

Katia Grubisic is a writer, editor, and translator. She has been a finalist for the A.M. Klein Prize for Poetry, and her collection of poems What if red ran out won the Gerald Lampert award for best first book. Her translation of David Clerson’s first novel, Brothers, was shortlisted for the Governor General’s Award for translation.
[photo : Pablo Seib]

Paul Gagné est titulaire d’une maîtrise en littérature française de l’Université Laval. Après avoir été traducteur à Toronto et à Montréal, il se consacre désormais à la traduction littéraire. Lori Saint-Martin est professeure de littérature à l’UQAM. En plus d’une douzaine de livres savants dans les domaines de la littérature québécoise et des études féministes, elle a publié trois recueils de nouvelles, un roman, Les portes closes, et un récit autobiographique, Pour qui je me prends.

Ensemble, ils ont traduit, pour le Québec et la France, plus de cent romans et essais d’auteurs comme Margaret Atwood, Michael Ondaatje, Louise Penny, Miriam Toews, Carol Shields, Alistair MacLeod, Gil Adamson, Naomi Klein, Neil Bissoondath, Neil Smith, Thomas King, Richard Wagamese, Ann-Marie MacDonald, Maya Angelou et Mordecai Richler. Ils ont obtenu le prix John-Glassco en 1993, le Prix de traduction de la Fondation Cole (QWF) en 2004, 2006, 2008 et 2016 ainsi que le Prix littéraire du Gouverneur général pour la traduction en 2000, 2007, 2015 et 2018. [photo : Allen McEachern]